Harry Potter et l'ordre du Phénix
Roman de gare
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De très bonnes surprises, je dois dire...
On notera parmi elles Delirious de Tom DiCillo où le duo Steve Buscemi/Michael Pitt fonctionne à merveille pour environ 1h30 de pur plaisir. A mi-chemin entre une vision satirique du monde du showbiz et celui des paparazzis qui le traque et une histoire d'amour pseudo-romantique infestée de clichés volontairement niais, l'ensemble est enlevé, drôle, fluide. On se prend vite d'affection pour ces personnages un peu perdus dans une vie qu'ils ne contrôlent pas. La critique du monde des paillettes, sans cesse sous-jacente, pimente le tout et donne au film un ton un brin provocateur, sans trop en faire toutefois. Vraiment charmant!
Autre moment fort du cinéma cet été, le dernier Lelouch, Roman de Gare. Une sombre histoire policière de destins croisés qui pose l'intrigue tout doucement et de façon éparpillée pour terminer en apothéose, sans jamais se laisser déstabiliser. Scénario soigné, cohérent bien que complexe. On se perd parmi ces personnages attachants qui pourraient être monsieur ou madame tout le monde et l'on se laisse aller joyeusement dans cette histoire sans ennui pour que sur la fin, tout prenne un sens. Pistes brouillées, retournements de situation de dernière minute et révélations sont au programme. L'ambiance est posée, l'action débutera sur une aire d'autoroute, là où tout s'achèvera d'ailleurs. Pas de doute, nous sommes bel et bien dans un véritable roman de gare.
Pour clore ce chapitre, Planète Terreur de Robert Rodriguez, deuxième volet du projet Grindhouse (on se souviendra du premier volet "Boulevard de la mort", réalisé par un certain Quentin Tarantino). Le film, truffé de zombies, est à prendre au dixième degré, et encore. L'épidémie bactériologique et le virus qui infecte les habitants de la ville sont un bon prétexte à toutes sortes de scènes gores déjantées, d'effets spéciaux, d'explosions et d'afflux d'hémoglobine. Ames sensibles s'abstenir. On est purement et simplement dans un vrai film de série B, archi loufoque, habilement parodié et parsemé de guests (Quentin Tarantino, Bruce Willis, Fergie des Black Eyed Peas entre autres). Jolies demoiselles peu vêtues, zombies aux yeux jaunes, jeunes héros bodybuildés maniant les armes à la perfection et répliques drôlesques: tous les ingrédients sont là pour faire de ce film un deuxième volet plutôt réussi, sublimé par l'aspect patiné de l'image que l'on retrouve habituellement dans les vieux films.
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Du côté animations, les studios Pixar ont sorti leur petit nouveau, Ratatouille, narrant les aventures du rat Rémi, fin cuisinier et de son ami le commis maladroit, dans les cuisines du restaurant parisien du grand chef Auguste Gusteau... Rien à redire, l'ensemble est de toute beauté, la mise en scène plus que réussie et l'animation 3D d'une richesse surprenante.
Le film en lui-même est plutôt mignon, attendrissant, à presque avoir envie d'adopter ce rat gourmet chez soi. On notera également une petite note kitchissime avec une vision de la ville de Paris façon "Moulin rouge" de Baz Luhrmann frôlant parfois la caricature mais sans choquer. Enfin, je reste définitivement sur l'image de Ego, ce critique gastronomique aigri et intransigeant, qui retrouve le sourire en savourant la ratatouille de son enfance. Un délice pour les papilles et pour les yeux.
Les Simpson - Le film, quant à lui répond bien aux exigences de la série du même nom. On y retrouve cette critique acerbe de la société américaine, les manières de "beauf" de notre très cher Homer et des gags comme s'il en pleuvait. Certes, ce n'est pas très fin mais on rit de bon coeur. Pas de déception par rapport aux épisodes quotidiens des Simpson à la télé, les personnages restent tous fidèles à eux-mêmes et le scénario du film est totalement dans le même esprit (humour lourd et politiquement incorrect^^). On déplore peut-être un peu la figuration d'un grand nombre de personnages secondaires, totalement relégués au dernier plan. Mais on pouffe devant les terribles mésaventures du spider-cochon et de sa chanson, devenue culte d'ores et déjà.
°°° (Spider - Cochon) °°°
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La grosse déception de l'été enfin, revient au dernier film de Claude Chabrol, La fille coupée en deux.
L'histoire de triangle amoureux, vue, vue et revue au cinéma, ne convainc pas assez et ce, dés les premières minutes. A trop vouloir poser de questions sans y répondre, le suspense s'essouffle et pourtant, malgré cette mise en scène qui prend son temps, le profil psychologique des personnages n'est pas assez étoffé ni approfondi. On se retrouve au final déçu, imaginant un dénouement en fanfare, qui ne viendra pas. Le personnage campé par Benoît Magimel est quant à lui beaucoup trop caricatural pour être crédible. Le duo Sagnier/ Berléand ne fonctionne pas trop mal sans pour autant transcender l'écran, car les deux acteurs ne s'éloignent guère de leur registre habituel.
Un aspect positif cependant: le côté cruel et pervers de l'univers dans lequel évoluent les personnages, dépeint comme de coutume par Chabrol avec brio.
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Evidemment, je ne reviendrai pas sur Harry Potter, j'ai déjà tant écrit à ce sujet! Il suffit de vous reporter à un article du même nom un peu plus haut dans ce blog et vous saurez tout sur tout.
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Au programme, de nouveaux films à aller voir très prochainement,
Et je me ferai un plaisir de vous tenir au courant ^^


